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Polette jette le masque - BAD BUZZ - Fausse bonne idée



Tandis que la veille, le président de la République vient de décréter le confinement pour toute la population française et qu’affleurent déjà les premières polémiques sur les pénuries de masques pour les personnels de santé et les personnes à risque, une enseigne française de lunettes créée en 2011 et baptisée Polette lance aussitôt une campagne promotionnelle sur les réseaux sociaux.


Celle-ci propose de rester protégé en passant commande d’une paire de lunettes Polette et de bénéficier au passage de deux masques sanitaires en cadeau. Le retour de boomerang ne s’est guère fait attendre. Scandalisés par l’opportunisme jugé mercantile de la marque alors que les masques manquent, les internautes ont rapidement transformé la campagne en gros ratage. 


Le fondateur de l’entreprise, Pierre Wizman s’est vu obligé de rétropédaler prestement et de retirer le visuel incriminé. Il a alors battu sa coulpe et plaidé le malentendu (1) : « Je suis désolé pour le grand malaise. Notre message, ce n’est pas de faire que du fric, notre marketing n’a jamais été fait pour ne faire que de l’argent ».


Quelque temps plus tard, alors que le jeune patron était déjà sur le front en Chine où se situent ses capacités de production, il explique le sens initial de sa démarche (2) : « Quand on a rouvert en Chine, on a équipé nos employés de masques que l’on avait commandés en Europe. Quand la crise a commencé en Europe, il nous en restait et une collaboratrice a proposé par solidarité de les envoyer avec nos colis.


Elle en a parlé à l’équipe marketing qui a adopté l’idée. Et d’une envie d’aider nous avons été Bad Buzzé. J’ai compris que notre démarche était considérée comme une démarche commerciale et que nous avions été maladroits dans la communication ».  Ailleurs, il tient néanmoins à redire que sa marque ne mérite pas les accusations dont on l’affuble en soulignant qu’il s’agissait (3) « d’un cadeau altruiste de la part d’un pays (l’idée émanait de ses équipes chinoises) qui sortait tout juste de la crise (…) et que sa marque avait toujours mis en avant des principes de solidarité et de bienveillance ».


En guise de mea culpa, le stock de masques dont Polette disposait, sera en fin de compte distribué gratuitement au personnel médical français. Tout en confiant en guise de conclusion « n’émettre aucun regret et qu’eux ont décidé d’agir, ce qui n’est pas le cas de tout le monde » (4).



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